Le triomphe du papa
Le titre est un vers de Marcel Thiry. Le récit est un hymne à la joie d'être père : c'est un chant d'amour. Mais c'est d'abord une histoire palpitémouvante. Comment une amitié d'enfance, muée en une fidélité adolescente romantique, sincère et profonde, des années après, par un hasard inouï, permet une rencontre inopinée, des fiançailles inattendues, puis un mariage heureux, et enfin une paternité jubilatoire, éclatante.
L'aventure est étourdissante, qui mène de Liège à Vancouver, puis en Chine, pour rentrer victorieux à Liège, la Cité mirobolante - objet de notre flamme perpétuelle.
Les anciens de " Sincère vais " (trouvaille du Père Pierre Defoux, SJ, quand il était à Saint-Servais) souriront ou riront à l'évocation des salles de torture où nous nous épanouîmes. Des chambards inspirés d'Homère. De nos profs à la personnalité puissante, souvent pittoresque, qui nous marquent et auxquels nous pensons avec reconnaissance. Ils nous aimaient. Leur dévouement, leur enthousiasme étaient inspirés. Bénis soient-ils ! Et puis des vacances et des rodages autour des filles, elles non plus peu rodées, en ces temps paléojésuitiques.
La ruelle des Bénédictines était interdite. Les fourrés des jardins de Spa, non.
Je ne dévoilerai rien de l'énigme, ni pourquoi il fallut gober un Empire araignée à l'aspirateur. Ce sont là de ces secrets qui vous rendront gais. Et membres d'une importante confrérie mondiale : la LABG, les Lecteurs-et-Amis-de-Bernard-Gheur :
Quand vous serez bien vieux, au soir, à la chandelle,
Assis au coin du feu, lisant et rigolant,
Direz, chantant sa prose et vous émerveillant :
Amis ! J'ai bu du Gheur, et lui serai fidèle !
François-Xavier Nève (Rh B 1964) |